Etrange…

428551_338071892943405_734947267_nCe que je vis actuellement est étrange. Bien dans mes baskets, claire dans ma tête, je me sens libre d’avancer, de laisser venir les choses, les événements. De beaux cadeaux de la vie m’ont été offerts ces derniers mois, pour certains je n’ai pas ouvert la porte. « Quelque chose » me retient, une intuition, un 6ème sens, une alerte… quelque soit le nom que cela porte je ne me suis pas lancée.

Mais ce que je vis actuellement est assez étrange. Une « amie » m’a proposé de rencontrer sa meilleure amie, de l’aider dans la rédaction d’un livre. J’accepte avec plaisir. Depuis l’étrange fait partie de mon quotidien.

Certes elle est agréable, cultivée, autant stressée que pétillante, mais l’important n’est pas là, l’essentiel. Cette personne c’est moi dans toute sa douleur, sa perdition et sa déroute. Elle dit mes mots, vis ma vie, se relève tant bien que mal de mes douleurs passées, semble surmonter aussi mal que possible les marasmes d’un couple parentale déséquilibré. Une mère étouffante et qui ne porte que le nom de mère, un père malade et dans sa bulle.

Ce que j’ai vécu elle le vit. Peut-être pire, peut être autrement. Je me lis, me découvre il y a des années de cela. J’essaye de ressortir le positif, les encouragements mais en fait les mots qui viennent sont peut être plus cruels que nécessaires. Je la mets face à sa réalité, je l’éprouve tout en la soutenant. Je suis intransigeante, tout en la soulageant de mon mieux. Je lui serine qu’il ne faut attendre rien de personne pour ne pas être déçue et que les événements bienheureux qui entrent dans sa vie seront ainsi comme des cadeaux.

Elle est ici depuis près de deux semaines, je la nourris, je la loge, elle a compris mon fonctionnement et mon ordre. Elle s’étale, je la reprends. Verbalement je durcis le ton lorsqu’elle semble s’évaporer. Nous rions, elle m’ouvre son univers d’artiste, la peinture.

Qu’allons-nous devenir mon double et moi ? C’est étrange de se voir comme dans un miroir. De se voir en perdition et en même temps son intelligence la maintien hors de l’eau. La noyade ne sera pas mais elle boit la tasse régulièrement. J’ai l’impression de faire du coaching (à l’envers) intensément.

Les rencontres ne se font pas par hasard. Je suis sûre que notre amie commune « sait ». Qu’elle devait nous rapprocher. Qu’elle devait nous dresser l’une devant l’autre pour que je puisse la soutenir.

De mon côté, par moments, je me dis que ça doit être vite fini que je ne tiendrai pas longtemps et en même temps j’ai l’impression de me nourrir. Je ne sais pas de quoi mais quelque chose me porte. En tous les cas je peux voir le trajet que j’ai fais jusque là… je peux réaliser combien je suis heureuse maintenant et combien de portes se sont ouvertes pour en arriver là où j’en suis…

Peut être l’écrirais je ce livre. Peut être en tous les cas, en sa présence, je m’en ressens la force, l’urgence et l’impression que cela se fera. Ferons-nous du coaching à 4 mains ? Poursuivra t’elle sa route seule ? Je n’ai aucune de ses réponses. Le temps nous le dira. Il faut que dès la semaine prochaine, je retrouve mon ordinaire. Je lui ai dis que je lui consacrais du temps jusqu’au 15. Par la suite partira t’elle, retrouverais je ma « liberté », mon « chez moi » ou me manquera t’elle ? Je ne sais mais demain est un autre jour.

Je vis seulement cet étrange et une partie de moi pense au fait que j’ai du vivre d’autres vies, que nous avons dû déjà nous rencontrer. Que cette rencontre n’est pas anodine. Est ce cohérent, réel, un jeu de la vie ? Je ne sais mais en tous les cas ce passage est loin d’être anodin.

L’étrange me porte, lui laisserais je prendre sa place, m’envahir et suivre une autre route ? Vous feriez quoi vous ?  🙂

Mini moi

1656378_655856857831572_7191947853354025571_nQuelque part dans les années 70, ce que l’image ne dit pas c’est que j’étais prête à faire une fugue (la seule et unique). J’étais prête à aller seule chez ma « manna » …. j’étais en colère.. Pourquoi ? Je ne sais plus… je me souviens juste que dans cette valise, plus haute que moi, il y avait 1 gant et une cagoule.

J’ai passé ma vie, finalement, à traîner cette valise… j’ai aimé ces endroits, du sud-ouest en Bourgogne, de Paname en Bretagne.

A la différence, aujourd’hui je souhaite les poser longtemps, ici, dans ce lieu où je me sens si bien et qui correspond à mon « nouveau » moi.

 

Lâcher-prise

Tout ce qui a été dit précédemment, c’est un peu « comme tout le monde », chacun a ses problèmes et doit les résoudre.

Je ne sais pas vous mais plus j’essayais de résoudre les problèmes, plus cela s’aggravait. Lorsqu’un incident se terminait un autre prenait la place…. sans fin… j’ai fini par être épuisée. Je ne savais plus qui appeler, quoi faire….

Je lisais des choses sur le lâcher-prise… bon quand on est dans les soucis .. hein le lâcher prise on s’en « fout » un peu beaucoup.. je voulais toujours avoir connaissance de tout et avoir la maîtrise de la situation !

Et le lâcher-prise (en résumé) c’est tout le contraire….. je ne peux pas lâcher tout comme cela ! (Et encore je n’ai pas d’enfant). Mais à si bien faire un jour c’est ce qui est arrivé. J’ai tout lâché. Je me suis dis tout bêtement qu’au lieu de vouloir tout régler moi-même, il y avait des gens qualifiés professionnellement pour cela et ils étaient aussi payés pour cela.

J’ai fais un courrier à chaque organisme concerné, et je suis sans doute tombée « sur les bonnes personnes ». Aux impôts notamment, j’ai été reçu et après discussion une solution a été trouvée ! Tout s’est enchaîné, soit pour repousser/annuler les échéances ou trouver d’autres solutions…

 

RESPIRATION…..