Que faire ?

Avant toute chose, pour la première fois de ma vie j’ai souhaité avoir mon « chez moi ». Un univers dans lequel je devrais, sans doute, passer des mois sans pouvoir aller travailler.

Autant qu’il soit douillet, chaleureux, accueillant et avec quelques pointes acidulées ! J’ai fais appel à une décoratrice pour avoir des idées. Le résultat ?

Une pièce à vivre comprenant un espace canapés dans les gris et bleu clair avec quelques lés de papier peint « tiges de fleurs colorées ». Une partie salle à manger plus pep’s au style scandinave mélange de bois blanc/orange et formes rondes.

Une bibliothèque, seule meuble car les pièces sont aménagées de placards muraux !

Coussins, tapis, plaids, bougies, des plantes, quelques fleurs…. Un chat, puis deux….

Installée.

Au final, je m’y sens bien le côté pétillant égaie les soirs d’hiver et les canapés douillets réchauffent l’atmosphère.

Mais encore. Je ne peux travailler pour le moment. Il faut donc s’occuper. Visiter, recevoir les amis d’autres régions et d’ici.

Septembre 2016, bon j’avoue que je commence à avoir les pieds qui s’impatientent. J’ai envie de reprendre un peu le chemin du travail ne serait ce qu’à mi-temps, qu’en télétravail.

Malheureusement ma santé fait des siennes pendant ses 6 derniers mois de l’année. Je dors plus de 14h par jour. J’ai pour la première fois de ma vie des douleurs dorso-lombaires et au final j’attrape juste avant les fêtes une bronchite (allergie) qui me tiens alitée depuis 9 semaines ! Epuisée, sans force.

J’ai toutefois pris contact avec deux associations pour éventuellement participer à leurs priorités, si toutefois je correspond au profil recherché !

Doucement mais surement….

Oui, mais…

En parallèle à cette partie de ma vie, la plus concrète, mon travail, battait de l’aile. J’étais très bien moralement mais je m’épuisais peu à peu physiquement. Bien oui, ne pas prendre soin de soi lorsque l’on a une maladie orpheline c’est une peu idiot !

La maladie orpheline ? Pratiquement au début de ma carrière, un professionnel de santé m’a proposé d’aller consulter des spécialistes. Pour elle, mon état de santé semblait « poser problème » notamment mes réflexes…

Quelques semaines plus tard, non quelques 6 mois plus tard je me trouve devant un neurologue qui m’annonce tout d’abord que je n’ai rien et quelques secondes plus tard, que j’ai une « saloperie »……………………………………………………………………………………………………………………………

Digestion

J’ai mis une année entière avant de réagir normalement. Je ne voyais uniquement que ma maladie et moi… j’étais malade. Je suis passée par une phase tellement renfermée que je n’avais qu’une solution… soit avancer soit m’en sortir….. Un des spécialistes me dit « d’ici deux ans vous serez en chaise roulante »…..

Bon bien je vais avancer….

Ma phrase leitmotiv pendant ses 25 ans a été « Même en fauteuil, je serai toujours debout »…. et oui le moral il n’y a rien que ça de vrai…..

La pathologie n’est pas guérissable et elle agit par crises…. pas d (e stress, pas d’angoisses, pas de ….. vous avez déjà vu une vie sans stress ???

Donc reprenons, entre ma vie privée qui demande à ce que je m’en occupe tout de même un peu et ma vie professionnelle qui coule… le moral est bon mais le physique s’épuise… à tel point que mon médecin généraliste me propose d’aller voir un ostéopathe…. et en parallèle, un sophrologue).

Je pense que ce fut le duo gagnant pour remonter mon squelette à la puissance 10 000… (oui enfin je suis peut être un peu marseillaise là).

S’occuper de soi c’est aussi s’occuper du psychique, du moral…. aller de l’avant….

Je portais, depuis ma naisance, un problème essentiel : ma mère.

Si je souhaitais aller de l’avant il fallait que j’en passe par là. Aller dans le plus sombre et le plus coriace pour l’affronter.