L’enfant intérieur

La seule séance qui a parfaitement raté… (enfin…. pas tout à fait)

Je pensais faire ma dernière séance. Je me suis allongée. Il m’a demandé de lui faire confiance. Ce n’était pas une séance habituelle.

Il me parle, mot pour mot, de mon passé, des grands points de situation… comme si c’était un devin… Il me demande mon ressenti tout en palpant certaines parties de mon corps… J’ai eu une alerte…. mais qu’est ce qu’il faisait…. il me parlait, je n’étais pas concentrée.

Il me parle d’un autre moi… peu à peu je panique, enfin non, ce n’est pas de la panique mais une vraie colère. Un truc qui bondit de ma poitrine et qui me met hors de moi… Il sent que je ne suis pas « connectée » et on arrête la séance. Il me dit que j’étais en relation avec mon enfant intérieur (je pensais qu’il me parlait d’une autre personne). J’avoue que je lui ai presque ri au nez….

Allez on arrête là la séance, ce n’est pas la peine cela n’a pas fonctionné.

Toute la soirée je pense à cela. J’en parle à une amie proche.Elle confirme cette notion d’enfant intérieur et me parle de son expérience. Bon là j’avoue que la connaissant j’ai pris les choses plus sérieusement. Ce n’est pas son style de fumer un joint et de dérailler.

 

Travail sur soi : la sophrologie

Je ne suis pas médecin et ne définirais pas explicitement ce qu’est la sophrologie.

J’ai compris que cette méthode avait un rapport avec la respiration (à l’époque physiquement j’avais l’impression d’étouffement, d’épuisement) et la visualisation de choses positives.

Je pouvais de toutes façons faire un essai, cela reste avant tout positif et c’est remboursé par la mutuelle (pas par toutes les mutuelles).

Lors de la première séance, la personne m’interroge sur ma vie et sur ce qui m’amène dans son cabinet (qui est une pièce agréable, zen…). Après un long échange, elle m’explique en quoi concerne la sophrologie et me précise que les exercices que nous ferions serait autant pour la respiration que pour la visualisation…

Je me suis dis « cause toujours », j’avoue que dès le départ je n’y ai pas cru…. je l’écoutais tout en pensant à autre chose lorsqu’elle m’a demandé de m’allonger sur le matelas. Elle m’a recouvert d’une couverture (au cas où j’ai un peu froid me dit-elle) et elle commence la séance.

 

Je dois ressentir et écouter chaque partie de mon corps en partant du crâne jusqu’à la pointe de mes pieds….. et peu à peu je me détends… voire, je l’écoute attentivement et me trouve dans un état de « presque sommeil »…. tellement bien que les deux  séances suivantes je veux continuer et pas partir :).

Je ressors « zen », et quelques heures plus tard beaucoup mieux, quelques jours plus tard en complément avec l’ostéopathie je ressens mon corps revivre…. Je me suis peu à peu redressée (squelette), des personnes m’ont même trouvé grandie !

 

ps : la visualisation était à chaque fois la même une plage avec un cheval .. (ça ne vous rappelle rien ?)

UN CORPS EN VIE

 

 

L’air de rien…

 

Les points cités, ci-après, vont être par la suite, expliqués plus précisément.

Je me suis battue dès ma naissance, c’est ma soeur, sur son île, qui me l’a un jour fait remarqué. Cela été une révélation. L’ostéopathe m’a dit près de 30 ans plus tard que j’étais une survivante.

Naître prématurément peut paraître anodin maintenant mais dans les années 60, c’était un miracle. Et bien souvent ce miracle est précédé par un essai d’avortement. Ce qui fut mon cas : raté !

Ensuite il a fallut que je m’éloigne de cette famille où tout était silence et non-dits ou cris et violence. La bulle a éclaté et je suis partie loin.

Poser les bases, faire comme tout le monde, un travail, des sorties… et puis quoi ? C’est une vie tranquille et pénarde, qui, un jour, est littéralement pulvérisée par la rencontre d’un artiste. 360°

Je deviens libre et me lance des défis de chaque instant. J’avance. Dix années.

  • Une descente pour me retrouver hors de cet univers
  • Une descente par le décès de mon papa, des incidents dans ma famille/séparation/TS proche/ et une colocation qui se termine en procès et un surendettement sur 5 ans (colocataire partie sans payer).

 

  • Une reprise en mains de ma vie, sans toutefois toucher le fond je n’arrive pas à reprendre pieds > LACHER-PRISE

 

  • Travail sur l’enfance
  • Une progression médicale via la sophrologie et l’ostéopathie
  • Des questions, et une REPONSE : Diane
  • Un subit arrêt de travail qui me laisse interrogative

 

  • A ce stade je pourrais dire « tout fout le camp » mais en fait non. Mon état d’esprit me fait dire que ce n’est pas pour rien. Qu’il doit y avoir quelque chose.
  • Le lendemain un épisode particulier (avec témoin) au salon zen de Paris
  • De fil en aiguilles tout se met en place
  • Départ pour « une nouvelle vie »

Oui, mais…

En parallèle à cette partie de ma vie, la plus concrète, mon travail, battait de l’aile. J’étais très bien moralement mais je m’épuisais peu à peu physiquement. Bien oui, ne pas prendre soin de soi lorsque l’on a une maladie orpheline c’est une peu idiot !

La maladie orpheline ? Pratiquement au début de ma carrière, un professionnel de santé m’a proposé d’aller consulter des spécialistes. Pour elle, mon état de santé semblait « poser problème » notamment mes réflexes…

Quelques semaines plus tard, non quelques 6 mois plus tard je me trouve devant un neurologue qui m’annonce tout d’abord que je n’ai rien et quelques secondes plus tard, que j’ai une « saloperie »……………………………………………………………………………………………………………………………

Digestion

J’ai mis une année entière avant de réagir normalement. Je ne voyais uniquement que ma maladie et moi… j’étais malade. Je suis passée par une phase tellement renfermée que je n’avais qu’une solution… soit avancer soit m’en sortir….. Un des spécialistes me dit « d’ici deux ans vous serez en chaise roulante »…..

Bon bien je vais avancer….

Ma phrase leitmotiv pendant ses 25 ans a été « Même en fauteuil, je serai toujours debout »…. et oui le moral il n’y a rien que ça de vrai…..

La pathologie n’est pas guérissable et elle agit par crises…. pas d (e stress, pas d’angoisses, pas de ….. vous avez déjà vu une vie sans stress ???

Donc reprenons, entre ma vie privée qui demande à ce que je m’en occupe tout de même un peu et ma vie professionnelle qui coule… le moral est bon mais le physique s’épuise… à tel point que mon médecin généraliste me propose d’aller voir un ostéopathe…. et en parallèle, un sophrologue).

Je pense que ce fut le duo gagnant pour remonter mon squelette à la puissance 10 000… (oui enfin je suis peut être un peu marseillaise là).

S’occuper de soi c’est aussi s’occuper du psychique, du moral…. aller de l’avant….

Je portais, depuis ma naisance, un problème essentiel : ma mère.

Si je souhaitais aller de l’avant il fallait que j’en passe par là. Aller dans le plus sombre et le plus coriace pour l’affronter.