Rien est acquis…

Ma vie s’organise au gré des cours, de la préparation des ateliers de juin et de la création d’une association. J’y mélange amis, chats, sourires, rencontres…

Hier soir, au coucher, je me sentais bien car j’avais trouvé la structure dans laquelle je souhaitais monter mon association voire, plus tard, mon entreprise. Un lieu regroupant plusieurs thérapeute de la vie ! : ostéopathes, sophrologues, etc.

Très tôt, ce matin. je me réveille de bonne humeur, en douceur… 5h.. allez encore une petite heure au lit… Quelques minutes plus tard je me réveille en parlant… et je ressens un poids lourd. CA fait 3 jours que s’est enfoui au fond tout au fond… C’est volcanique, ça va sortir …

 

Rien est acquis, résumé de cette lave en fusion qui se prépare. J’essaye de faire le point. J’essaye depuis 3 jours de contacter ma mère, ligne coupée. J’ai essayé tous les centres de personnes âgées dans les alentours : elle n’est pas chez eux. Et puis il y a deux jours j’ai pris contact, sur facebook, avec une proche, le seul moyen : facebook.

Je ne fais plus partie de ses amis. Je ne suis plus la 12ème personne. J’en reste muette.

J’essaye depuis 3 jours de joindre ma mère : personne.

Rien est acquis. Je vais poursuivre mes recherches plus avant. Toutefois je me répète ces mots. Je n’ai plus de lien. J’ai toutefois eu la chance de pouvoir renouer avec ma mère pendant près de deux ans. Sans heurt, sans reproche, sans aucune conversation que celle de notre quotidien.

J’ai renoué et nous avons réussi à nous confier ses moments. C’est ceci l’important quoiqu’il se passe après. Je garde cela comme ce qui est à retirer de positif.

La vague est venue. Je me sens mieux maintenant. J’ai regardé les choses en face. La douleur est passée. Un jour, nous nous sommes retrouvées. Je pensais que cela allait être « éternel ». Rien est acquis. Toutefois j’ai profité pleinement de ses moments. Vivre chaque instant.

Princesse, ma petite chatonne fidèle est venue au creux de mes bras un instant. Un apaisement.

J’ai ouvert la fenêtre et j’ai dis « bonjour la vie ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma soeur « libre »

Pendant que je tentais, autant que possible, de suivre mes études, ma famille s’éclatait en morceaux. Mes parents se disputant régulièrement parce que mon père rentrait tard…. j’ai même compris un jour que ma mère l’avait surpris en train de voir « des filles sur scène ».

Ma soeur aînée, dès lors qu’elle s’est enfuie de la maison parentale, a toujours tenté de vivre en liberté, révolutionnaire, non plutôt spirituelle. Recherchant toujours l’amour auprès d’autres vies, d’autres lieux.

Elle a eu de nombreuses vies, elle a fait de nombreux dérapages, 4 enfants plus tard, une île éloignée, un second couple qui semble avoir tenu.

Je l’ai a-do-ré. C’est elle qui m’a tout appris. La riposte, la réflexion, le doute, l’envie de… Ma mère voyait notre relation nocive. Elle nous interdisait de nous voir, de nous parler. C’était le diable ma soeur. Cette dernière est devenue témoin de Jéhovah. J’ai longuement appris avec elle, au sein de son groupe. Mais j’en suis partie.

Il y a plus de 20 ans, lors de mon premier voyage dans son île, nous étions enfin libres de nous prendre dans les bras l’une de l’autre. Elle m’a fait découvrir cet endroit mystérieux. Nous avons parlé religion. Nous avons parlé de Dieu.
Ce n’est pas tant soit peu la religion qui m’a arrêté mais Elle. Oui, elle que j’ai tant adoré et qui a été une maman pour moi m’a fait fuir son île pour ne plus jamais y revenir.

Simplement parce qu’au fond, elle était comme ma mère. Elle n’avait qu’un seul but, m’avoir. Me protéger sans doute, mais m’étouffer. Son autorité était identique à celle de ma mère. Donc lorsqu’elle m’a dit « si tu n’es pas témoins de Jéhovah, tu ne fais plus partie de la famille », je l’ai prise au mot et je suis partie pour ne plus jamais y revenir.