Travail sur soi – l’ostéopathie

Je suis certaine que sur ce travail particulier j’ai rencontré la bonne personne. Un professionnel humain, à l’écoute et, sans doute, avec un don certain. En plus il exerçait en face de mon domicile.

Mon seul but en y allant était de retrouver un EQUILIBRE. Si moralement j’étais bien, physiquement c’était une toute autre affaire.

Lorsque l’on va à une séance d’ostéopathie, ce n’est pas un point précis que l’on vient soigner mais le corps entier, dans son ensemble. Pour ma part j’avais une quarantaine d’années à rattraper. Il ne m’a pas fallut une ou deux séances. Mais quelques unes étendues de septembre 2014 à mars 2015.

Une renaissance. Physiquement je souffrais tellement qu’avec les béquilles on aurait pu me prendre pour une « petite vieille ». Quelques mois plus tard j’étais élancée, bien dans ma peau. Les passants me le faisaient remarquer. Aucun doute je revivais !

La séance commence toujours par un point de situation, des questions réponses nécessaire pour ensuite travailler sur le corps. Je me souviendrai toujours du visage lorsqu’il a vu les deux pages recto verso de mes « antécédents ». Mais il est venu à bout de tout cela.

Les massages aussi infimes soient-ils je les ressentais. Pas douloureux mais actifs. Avec des sensations nerveuses. En ostéopathie, il est souvent normal d’avoir deux réactions face à l’intervention du professionnel : rire ou pleurer.

Pour ma part je passais mon temps à éclater de rire… et je faisais aussi des moments « respiration » pour travailler en même temps la sophrologie.

Un bon duo qui a fonctionné parfaitement… un travail en commun qui m’a permis de me découvrir « équilibrée et debout ».

Et puis il y a eu ce jour là….

L’air de rien…

 

Les points cités, ci-après, vont être par la suite, expliqués plus précisément.

Je me suis battue dès ma naissance, c’est ma soeur, sur son île, qui me l’a un jour fait remarqué. Cela été une révélation. L’ostéopathe m’a dit près de 30 ans plus tard que j’étais une survivante.

Naître prématurément peut paraître anodin maintenant mais dans les années 60, c’était un miracle. Et bien souvent ce miracle est précédé par un essai d’avortement. Ce qui fut mon cas : raté !

Ensuite il a fallut que je m’éloigne de cette famille où tout était silence et non-dits ou cris et violence. La bulle a éclaté et je suis partie loin.

Poser les bases, faire comme tout le monde, un travail, des sorties… et puis quoi ? C’est une vie tranquille et pénarde, qui, un jour, est littéralement pulvérisée par la rencontre d’un artiste. 360°

Je deviens libre et me lance des défis de chaque instant. J’avance. Dix années.

  • Une descente pour me retrouver hors de cet univers
  • Une descente par le décès de mon papa, des incidents dans ma famille/séparation/TS proche/ et une colocation qui se termine en procès et un surendettement sur 5 ans (colocataire partie sans payer).

 

  • Une reprise en mains de ma vie, sans toutefois toucher le fond je n’arrive pas à reprendre pieds > LACHER-PRISE

 

  • Travail sur l’enfance
  • Une progression médicale via la sophrologie et l’ostéopathie
  • Des questions, et une REPONSE : Diane
  • Un subit arrêt de travail qui me laisse interrogative

 

  • A ce stade je pourrais dire « tout fout le camp » mais en fait non. Mon état d’esprit me fait dire que ce n’est pas pour rien. Qu’il doit y avoir quelque chose.
  • Le lendemain un épisode particulier (avec témoin) au salon zen de Paris
  • De fil en aiguilles tout se met en place
  • Départ pour « une nouvelle vie »

Oui, mais…

En parallèle à cette partie de ma vie, la plus concrète, mon travail, battait de l’aile. J’étais très bien moralement mais je m’épuisais peu à peu physiquement. Bien oui, ne pas prendre soin de soi lorsque l’on a une maladie orpheline c’est une peu idiot !

La maladie orpheline ? Pratiquement au début de ma carrière, un professionnel de santé m’a proposé d’aller consulter des spécialistes. Pour elle, mon état de santé semblait « poser problème » notamment mes réflexes…

Quelques semaines plus tard, non quelques 6 mois plus tard je me trouve devant un neurologue qui m’annonce tout d’abord que je n’ai rien et quelques secondes plus tard, que j’ai une « saloperie »……………………………………………………………………………………………………………………………

Digestion

J’ai mis une année entière avant de réagir normalement. Je ne voyais uniquement que ma maladie et moi… j’étais malade. Je suis passée par une phase tellement renfermée que je n’avais qu’une solution… soit avancer soit m’en sortir….. Un des spécialistes me dit « d’ici deux ans vous serez en chaise roulante »…..

Bon bien je vais avancer….

Ma phrase leitmotiv pendant ses 25 ans a été « Même en fauteuil, je serai toujours debout »…. et oui le moral il n’y a rien que ça de vrai…..

La pathologie n’est pas guérissable et elle agit par crises…. pas d (e stress, pas d’angoisses, pas de ….. vous avez déjà vu une vie sans stress ???

Donc reprenons, entre ma vie privée qui demande à ce que je m’en occupe tout de même un peu et ma vie professionnelle qui coule… le moral est bon mais le physique s’épuise… à tel point que mon médecin généraliste me propose d’aller voir un ostéopathe…. et en parallèle, un sophrologue).

Je pense que ce fut le duo gagnant pour remonter mon squelette à la puissance 10 000… (oui enfin je suis peut être un peu marseillaise là).

S’occuper de soi c’est aussi s’occuper du psychique, du moral…. aller de l’avant….

Je portais, depuis ma naisance, un problème essentiel : ma mère.

Si je souhaitais aller de l’avant il fallait que j’en passe par là. Aller dans le plus sombre et le plus coriace pour l’affronter.