Une parenthèse

Pendant quelques mois j’ai eu le privilège de pouvoir me reposer, de prendre la vie au ralenti, d’observer, de ressentir. Un nouvel espace de vie plus grand, décoré à mon goût, un nouveau lieu de vie, une nouvelle ville.

Je m’adapte vite, depuis mon enfance, les déménagements ont été réguliers. J’aime en bus ou à pieds parcourir les rues, m’engorger de ce nouvel air marin, de ce soleil et des bruits environnants.

Ici, c’est une ville calme, le festival de Lorient est une des rares grandes manifestations tout à côté. Avant mon déménagement j’avais été « accueillie » sur internet via un commentaire sur youtube en breton qui me signifiait que je pouvais rester chez moi et que je n’étais pas la bienvenue.

J’ai souri. Au moins, j’étais prévenue.

En fait les bretons d’ici sont bruts. Distants, bougonnant parfois mais au moins on sait ce qu’ils pensent. Même si j’ai eu un bon accueil de mes proches voisins, j’aurais pu m’offusquer de leur froideur.

J’aurais pu. Mais j’ai également observé. Je me suis tu. Et par petites doses je me suis glissée au sein de ce quartier. Et lorsque l’on gratte un peu la surface, ces gens sont généreux et chaleureux ! Il faut seulement être patiente !

Il suffit d’attentions particulières, d’un sourire. J’aime ce quartier, au bout de 9 mois je m’y sens bien. J’ai mes repères et souvent de l’aide, à l’extérieur, sans demander.

C’est une parenthèse après tant… Au début je me pinçais pour savoir si je ne rêvais pas.. Tant après toutes ses années sombres. Je profite de chaque instant. Profondément.

Nouvelle pause

Il me reste le travail…. un nouvel arrêt de travail. Mon corps refuse d’aller plus loin. Il faut que je me repose. Ce que je fais pendant l’été. Je m’intéresse à la déco des appartements. Sans raison particulière, comme cela. J’apprends et me passionne.

Visite du médecin du travail : Inaptitude.

Au bout de 22 ans de travail, je dois m’arrêter. Mon invalidité monte d’un cran. Et moi je suis soudainement perdue. Du jour au lendemain, stop.

Au bout de quelques semaines je me dis que je peux aller vivre ailleurs qu’à paris. J’ai besoin de me ressourcer ailleurs, j’ai besoin de calme, de tranquillité.

 

Lorsque je faisais de la sophrologie j’imaginais être sur un cheval sur la plage…. et pourquoi ne pas partir en Bretagne…. Loin…

De fil en aiguille, je me retrouve ici, en Bretagne, avec de l’air à plein poumon. Une nouvelle maison, une belle déco 🙂 et un bien-être infini….

Les signes s’étaient mis bout à bout pour venir ici ….. dans quel but ? Je ne sais pas. Me reposer ? Prendre ENFIN le temps de vivre ? Partir sur d’autres bases ? Un nouveau métier ?

 

Il me reste la vie entière pour le découvrir.