Mon frère

Le lendemain nous allons au salon Zen à Paris pour nous détendre, jouer les curieuses et nous amuser.

Nous assistons à une conférence que nous quittons précipitamment car elle n’était pas intéressante. Chacune part de son côté, pendant quelques minutes. Je me retrouver face aux bouquins relatifs à l’enfant intérieur (tadaaaaaaa, tu ne cherches pas, tu trouves).

Ce qui va suivre est vrai et je l’ai vécu qu’une seule fois jusqu’ici, il faut être assez ouvert d’esprit pour y croire ne serait ce qu’une seconde.

Nous nous sommes retrouvées mon amie et moi et nous avons reparlé de « l’enfant intérieur » et là j’ai soudain une chaleur qui me parcourt le corps et je parle, mais ce n’est pas moi qui parle, la voix est différente. Je rappelle que nous sommes dans un endroit particulier, un salon zen…. Il y a sans doute quelqu’un qui a des vibrations particulières. C’est ce que nous nous sommes dits pour expliquer ce qui c’était passé.

J’ai parlé d’une autre voix. Ce n’était pas moi qui parlait mais mon frère. Quelques mots, quelques phrases et puis la chaleur a disparue. Je m’en suis assise, j’étais pâle. Heureusement que mon amie a tout vu j’ai cru sur le coup que j’avais rêvé.

 

Retour en arrière : j’ai toujours parlé de mes deux soeurs aînées. Je n’ai jamais parlé de ce frère car il a vécut que quelques mois dans le ventre de ma mère. Juste assez pour savoir que c’était un garçon. La seule chose que l’on m’est dite sur lui c’est que c’était un garçon et que mes parents « l’ont fait passé ». Comme moi… j’avoue que le mot assassin m’est venu en tête. Car non seulement je suis née prématurée et blessée à vie mais ils l’ont fait également à mon frère… et là la tentative n’a pas échouée.

 

Pendant cette discussion et après j’ai compris peu à peu que je n’étais pas guérie de tout. J’avais fait le travail sur ma mère. Je m’étais retrouvée mais pas totalement. Un poids restait toujours présent sans que je ne m’en rende compte totalement.

Ce poids,en séance, l’ostéopathe avait voulut m’en aviser. Mais ma colère était en fait mon refus. Comme je le fais souvent, j’ai laissé, inconsciemment venir les choses, dès le lendemain d’ailleurs pendant le salon zen.

Mon frère a finalement trouvé sa place, sa vraie place… depuis je dis que j’ai deux soeurs et un frère aîné. Et je me sens mieux…. comme si tout était à sa place. « Chaque chose à sa place, chaque place à sa chose » comme je répète bien souvent depuis mon enfance.

Je n’ai pas poursuivi mes recherches, ce qui m’importe c’est que nous soyons enfin « réunis ». Il n’est pas toujours sain d’aller trop loin…. Parfois il faut savoir s’arrêter et reprendre la vie. Savourer sa vie. La vivre à chaque instant.

 

 

L’enfant intérieur

La seule séance qui a parfaitement raté… (enfin…. pas tout à fait)

Je pensais faire ma dernière séance. Je me suis allongée. Il m’a demandé de lui faire confiance. Ce n’était pas une séance habituelle.

Il me parle, mot pour mot, de mon passé, des grands points de situation… comme si c’était un devin… Il me demande mon ressenti tout en palpant certaines parties de mon corps… J’ai eu une alerte…. mais qu’est ce qu’il faisait…. il me parlait, je n’étais pas concentrée.

Il me parle d’un autre moi… peu à peu je panique, enfin non, ce n’est pas de la panique mais une vraie colère. Un truc qui bondit de ma poitrine et qui me met hors de moi… Il sent que je ne suis pas « connectée » et on arrête la séance. Il me dit que j’étais en relation avec mon enfant intérieur (je pensais qu’il me parlait d’une autre personne). J’avoue que je lui ai presque ri au nez….

Allez on arrête là la séance, ce n’est pas la peine cela n’a pas fonctionné.

Toute la soirée je pense à cela. J’en parle à une amie proche.Elle confirme cette notion d’enfant intérieur et me parle de son expérience. Bon là j’avoue que la connaissant j’ai pris les choses plus sérieusement. Ce n’est pas son style de fumer un joint et de dérailler.