Ondes positives

15003200_1814582492091507_3976333162264458036_oJe ne sais pas vous mais j’ai 3 chatonnes qui sont pour moi membres de ma famille. Je ne les considère pas comme mes enfants, mais sans hésitation je les ferai passer en premier dans bien des cas (non dans tous les cas).

Aujourd’hui j’ai reçue une très mauvaise nouvelle concernant Princesse, la plus grande des 3. Elle est à la clinique vétérinaire et son pronostic vital est engagé. Deux opérations dans l’année, dont une la semaine passée. Elle ne s’en est pas remise et son état se dégrade : pancréatite, septicémie, souffle au coeur…. Depuis mai je m’y prépare. Je sais qu’elle n’a pas toujours une bonne santé et cette fois ci sa véto préférée m’a vraiment fait comprendre qu’elle croit en la force de vie de princesse mais que je peux m’attendre aussi à ce qu’elle parte.

C’est fou ce que cette petite chose m’est totalement, absolument attachante, j’essaye d’être forte tout en me préparant. Je ne lui ferai pas supporter l’insupportable mais j’ai encore un espoir.

J’ai parlé aux deux autres chatonnes, la plus énergique et (actuellement stressée et qui s’arrache quelques poils) s’est arrêtée net et m’a écouté. Elle s’est calée sur mes genoux.

Voilà. Les choses sont dites et je demande à l’univers d’être clément avec Princesse, qu’elle ne souffre pas.

Il faut profiter de chaque instant…

Le fil d’Ariane

Comment passer d’une série américaine (en l’occurence murder) à la mythologie grecque (Pandore, Ariane and Co) ? Et bien en cherchant un titre d’article. Cela m’a permis de me remémorer certaines histoires bien sombres chez les Grecs.

Passons.

Pour le moment j’ai très peu lu sur les cas de survivants suite à un avortement (avorté). Il est fait mention beaucoup des parents mais les enfants (victimes) survivants ne sont pas « légion ». Encore une fois je n’ai pas fais de recherches approfondies (cela va venir).

Il est certain que je me sens comme libérée (non pas la chanson.. je ne veux pas garder l’air en tête toute la journée !) je dirais apaisée par rapport à toutes ses années et mon comportement qui parfois m’interrogeait*. Je suis victime mais j’ai eu aussi un frère mort suite à une autre interruption de grossesse avant moi.

Une bonne fois pour toute je tiens à préciser que l’avortement est le choix de chacun selon ses convictions et sa vie. Je n’ai pas à juger et ne donne pas de jugement. Je suis handicapée suite à un avortement raté qui dans les années 60/70 s’apparentait à de la barbarie. Mes parents ne me souhaitaient pas, ils s’y sont pris un peu trop tard pour me le faire savoir (prématurée 6 mois). J’ai par la suite entendu que j’étais « un accident », la petite dernière… il y a des choix que l’on porte toute une vie jusqu’au jour où l’on souhaite s’en débarasser pour ne plus porter la « connerie » (le mot est faible) des autres.

Je ne vais pas ouvrir la boîte de Pandore, parce que découvrir le terme de « survivante » m’a permis de mettre des mots sur des questionnements et cela éclaire ma vie je peux avancer. Voici pourquoi je préfère « le fil d’Ariane » (et l’histoire d’Ariane est tout de même plus sympa).

Je croyais avoir fait le tour de moi même, pour être coach (et une personne « équilibrée » ahahaha) il faut avoir au moins fait le tour de soi-même ! Et bien j’en apprends encore et toujours ! J’ai envie de découvrir les « autres » ce qui ont vécu comme moi ce traumatisme et l’ont porté une bonne partie de leur vie.

La vie me fait un joli cadeau ! Surprenant mais nourissant.

 

*Pour mémoire (extrait recopié sur le second site que j’ai consulté) :

Le traumatisme post IVG du survivant dans la fratrie
Ce syndrome est connu des professeurs Jacques Couvreur (hôpital Trousseau), du Dr Monique Rollet (maternité Ste-Félicité), du Dr. Marie Peeters (Hopital des Enfants Malades)
Dans les familles, même si l’avortement est un non-dit,  c’est un pseudo secret entretenu par toutes les générations. L’enfant qui y a échappé sait, dans son subconscient , qu’il n’a été gardé en vie

  • que pour des raisons fortuites,
  • parce que le désir de ses parents en a décidé ainsi, a mis en balance d’autres considérations secondaires au regard de ce qu’il est !

Lorsque des parents subordonnent la survie d’un enfant à leur désir, l’enfant perd alors, ipso facto, toute valeur intrinsèque.
L’enfant est conscient que son droit d’exister n’a pas été lié à sa condition humaine, qu’il n’a pas de valeur en lui-même mais dépend seulement du regard des autres. Pourtant, ce n’est qu’en prenant conscience de sa valeur intrinsèque

  • qu’il va se respecter lui-même,
  • et, par suite, respecter les autres et se construire !

Ce syndrome est expliqué par les psychologues par le mécanisme dit « des masques ». Si des conflits répétés obligent l’enfant à lutter pour survivre, le développement de sa personnalité s’en trouvera entravé. Il s’ensuit une déchirure qui s’exacerbe  autour de la douloureuse constatation de  ce qu’il est, en regard de l’intuition qu’il perçoit de ce qu’il devrait être.
Alors, l’enfant blessé réalise que la tragédie qu’il est en train de vivre le mènera à perdre le contact avec la réalité de ce qu’il vit en vérité.  Ne pouvant « tuer » sa famille, ni ne voulant se « tuer » lui-même, il va se scinder en trois en élaborant trois images de lui-même :

  • Une image juste : Il l’ajuste à la signification profonde de son être, en tenant compte de ses blessures. Mais cette image est rare parce que souvent masquée par les deux autres :
  • Une image optimiste : Il déborde d’énergie, cherche à briller, à plaire, … mais il ne peut s’illusionner longtemps et finit par se fatiguer.

Il devra, à terme, troquer son « masque » avec l’image suivante :

  • Une image déprimée : Il grossit son malheur et l’étale avec complaisance, voire le noie dans le sommeil ou l’alcool.

Les deux fausses images ont pour fonction de protéger le centre de la personne pour que les agressions ne l’atteignent pas. Ces personnalités de rechange sont inadéquates et empêchent la personnalité de se réaliser. Il faut donc jeter les « masques » car la découverte de la signification profonde et éternelle de son être est la condition sine qua non de son accomplissement et de son bonheur.
De multiples cas existent de « survivants » :

  • Le survivant statistique… dans les pays où l’avortement est massif
  • Le survivant désiré… qui a survécu à une réflexion des parents qui avaient envisagé l’avortement.
  • Le survivant menacé qui s’entend dire : « tu me déçois… j’aurais du t’avorter »
  • Le survivant handicapé qui a échappé à l’avortement thérapeutique et qui a souvent conscience de son sort.
  • Le survivant par chance dont les parents n’ont pas fait les démarches en temps utiles,
  • Les survivants qui sont sortis de la loterie du tri parmi les surnuméraires précédant une fécondation in vitro

Tous ces « survivants » ressentent que leurs parents qui leur disent les aimer,  ont en fait été capables de tuer. Ils vont donc développer des troubles qui pourront varier entre :

  • La culpabilité existentielle «  je suis responsable de la mort de mon frère »
  • L’angoisse existentielle : « je veux vivre, mais quelque chose va m’arriver »
  • L’ambivalence affective : « mes parents m’aiment mais étaient capables de me tuer »
  • La peur de savoir : « Il faut que je sache, mais… »
  • La méfiance : « je ne peux faire confiance à personne »

Tout cela s’accompagne d’une perte personnelle du sens moral, du respect d’autrui, et du respect de soi-même. Le rejet de toute autorité accompagne souvent cette situation.

 

 

 

 

 

Survivante

Ce soir je regarde la 4ème saison de « murder » sur netflix. Je m’arrête sur les propos tenus par une avocate, je les passe en boucle 3, 4, 5 fois. « Tu m’as jeté de ta vie comme n’importe laquelle de tes étudiants, comme si tout ce que j’avais fait pour toi n’avait aucune valeur parce que moi-même je n’ai aucune valeur. »

Et j’ai comme un flash je me dis que c’est en fait cela qui m’a atteint toute une partie de ma vie avant que je me « répare » toute seule, patiemment. Je n’avais aucune valeur ni auprès de mes parents, de ma famille, ni des hommes qui ont traversé ma vie.

En quelques secondes j’en arrive au mot qu’avait résumé mon premier entretien avec l’ostéopathe qui m’a permis de retrouver mon équilibre physique. « Vous êtes une survivante ».

Je suis tombée immédiatement sur cette page, le syndrome du survivant : https://lessurvivants.com/le-syndrome-du-survivant/

Je vais la lire.

Moi qui pensait être sortie de tout cela j’ai comme un besoin de me replonger dans un « dernier chapitre ». J’espère que j’y trouverai ce que je cherche puisqu’ apparemment je cherche encore.

Ce moment où…

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Photo by Miguel Á. Padriñán on Pexels.com

Il y a 3 secondes, j’ai arrêté le temps ! Regardé cet écran et juste à côté une petite chatonne qui vient se pelotenner entre l’ordinateur et moi… Elle me fait un bizzzzzzou et se rendort, confiante.

En ce moment je suis riche de rencontres entre mes coachings, les interviews pour le journal et mon univers « coaching » qui reprend de plus belle.

Mais ce moment où…. ses petites pattes emprisonnent les miennes, l’ordinateur attendra… je reviens « aux petits riens, à l’essentiel… ». A ce qu’une respiration s’accélère ou s’arrête…

Confiante, elle me montre son ventre, oui, l’ordinateur attendra…

C’est reparti !

cropped-14572368_1192405260805792_7643535229692234193_n.jpgMoi qui aimait tant l’hiver pour le cocooning et le temps suspendu qui permet au corps de se reposer, ses derniers mois ont été pourtant loin d’être très cool côté santé.. Mais ils sont vite oublié, je reprends un peu chaque jour de l’énergie (merci les 32 plantes pour nettoyer le corps) et tout arrive à nouveau en même temps.

Je termine l’un des coachings individuels, en cours depuis 3 mois, et de nouvelles opportunités s’ouvrent pour l’association Ozen ! C’est même incroyable que tout arrive le même jour ! Je suis toujours soufflée par les clins d’oeil de la vie !

Nouveaux projets et, sans doute, retour au café poussette « le monde de Camilou » pour reprendre les ateliers lectures. Et puis une autre aventure locale voit le jour en dehors du coaching et cela aussi c’est épatant. L’objectif est d’améliorer l’entraide entre voisins localement : prêts, entraide, conseils, associations autant rémunérés que gratuits.. Un partenariat avec une start-up bretonne… bref, l’été va être chaud !

 

Nous l’attendons

CapturePrincesse, chatonne européenne a 3 ans aujourd’hui. Je l’ai oublié au vu des événements qui se sont précipités depuis vendredi. Je l’ai amené ce mercredi auprès de SA véto (et non sa remplaçante), elle a tout de suite vu. Et a décider de l’opérer. Feu vert …

 

 

Ce jeudi, férié, sa véto m’a proposé de venir à la clinique même si elle est fermée. Elle sera là et me laissera voir princesse. 1h entre nous, elle dans sa boite métallique, moins fondante, émue.

Elle a un peu peur de moi, mais me laisse approcher ma main, elle se trouve dans un coin de ce cube métallique. Finalement elle accepte quelques caresses. J’échange les dernières nouvelles. L’opération a réussi. Mais tout reste à jouer. Il peut tout arriver si l’infection s’est ou se généralise. Je réponds que je prends chaque jour comme il vient que je me suis préparée à tout. Et en même temps dans ma tête je refuse d’envisager cela.

Au bout de quelques minutes seulement je sors mon portable, j’ai enregistré un message de 5 min cette nuit pour Princesse avec tout son vocabulaire, toutes ses habitudes, le nom de ses copines… Et là c’est incroyable : elle se détend totalement, va sur le plaid se coucher et son regard change, s’illumine, ses grands yeux s’ouvrent, je vois ma princesse revivre. Elle reconnait ma voix.

La véto souris elle est contente de ce qui se passe sous nos yeux. Princesse se réveille, revit devant nos yeux en quelques secondes.. je laisse le message toute l’heure et laisse le téléphone à coté d’elle. La véto lui mettre régulièrement, elle doit repasser 3 fois même dans la soirée….

Elle souhaite que je la récupère vendredi même si elle ne s’alimente pas encore. Elle me prévient que les 3 prochaines semaines vont être dures. Qu’il va falloir être patiente et que je vais devoir être calme face à princesse. Il y a des jours où elle sera bien et des jours où ce sera plus sombres. Elle va m’apprendre à lui donner à manger avec une seringue, elle va m’expliquer le nombre de repas, la quantité….

Je finis cette heure en parlant à princesse, en lui disant à demain… j’entends les mots réconfortants, cette heure je ne l’oublierai jamais…. ce ne sont pas mes enfants, mais elles font partie de ma famille, et à vrai dire, elles me sont plus proches que tous les autres. Et Princesse est spéciale…. mon ange.

Je vais momentanément cesser mes coaching sur deux semaines et m’occuper de princesse et des deux puces. C’est comme une nouvelle chance… J’ai déjà ressenti la perte de mon enfant, il y a des années… je ne pensais pas ressentir cela a nouveau. Et pourtant le même déchirement avec cependant mon expérience la remontée s’est fait plus vite. Je suis prête. J’ai tout nettoyé, lavé, brossé, le linge est propre, les serviettes et lingettes sont prêtes pour les traitements, les vomis et le reste…

Les deux chatonnes à la maison sont perdues sans Teness surtout celle qu’elle considère comme sa maman, sa copine, sa soeur. J’essaye de jouer plus, j’ai changé leur manière de s’alimenter (en plus petite quantité mais plus souvent), nous avons profité de la nature, des jouets et ce soir j’ai parlé de princesse…. les petites oreilles étaient levées, en écoute, quelques miaous et des calins qui sont venus terminer cette conversation peu ordinaire.

Nous l’attendons…

Princesse, mon ange

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Il est 20h, ce soir je craque.

Princesse est souffrante depuis vendredi dernier soit 5 jours et 4 sans manger ni aller à la selle. Elle ne se nourrit plus depuis samedi dans la journée.

Interrogative, la véto a pensé à une cistite, non d’après l’échographie réalisée. Elle me donne de quoi la soigner pour une gastrite (samedi). Mais voilà depuis j’y suis retournée lundi et même « si ça pourrait ressembler à une, merdouille je n’ai même plus le mot, … et bien ce n’est pas ça… elle pourrait continuer par cela sur sa lancée… pancréatite.

 

 

 

Avec la gelée blanche, princesse ne vomit plus, point positif mais tout le reste… ça empire. Elle ne mange plus et c’est un cercle vicieux, les médicaments qui sont sensés la soigner en fait elle finit, avec ses dernières forces, et son foutu caractère à les recracher… La dernière tournée ce soir, elle a gagné j’ai fini par capituler. car elle penchait sa tête épuisée comme si elle allait partir….. Je me suis même trompée de dose à midi et mis en poudre deux médicaments. Elle a souffert et a tout vomi… Il faut que je dorme.

Elle finit par grogner quand je veux la prendre. J’essaye de la rassurer et de lui demander d’être forte…. mêmes les deux autres chattes l’accompagnent et se mettent à côté… c’est même touchant de les voir ainsi… Elle marche/se traine encore un peu mais si je ne lui donne pas à boire elle n’y va plus comme les autres jours…

D’une simple gastrite je ne sais plus à quoi m’attendre…. et puis il y a ce rêve que j’ai fais il y a plusieurs jours (elle allait bien). J’ai rêvé qu’elle partait soudain, malade et quelqu’une me disait qu’elle avait fait ce qu’elle avait à faire et qu’elle avait laissé un message que seule je comprendrais.. Je n’en ai parlé à personne autour de moi.

J’essaye même de ne pas y penser, seul ce soir j’écris ses mots. Je m’y refuse. Elle ne peut pas partir ainsi, elle va devoir utiliser ses dernières forces…. Demain la véto, absolument.

Donc je respire un grand coup. Je vais profiter du silence de l’appartement pour fermer les yeux et laisser le cours des pensées se faire, rester près d’elles et surtout près de princesse. Son petit poids parfois dans mon cou comme un pantin…. Il va falloir prendre les choses en mains et si ce ne peut pas être moi ça sera la véto… Mais elle va reprendre du poil de la bête … Pour ce soir je la laisse se reposer….

J’avais juste besoin de poser ses mots. deux boules de poils à gauche qui jouent et mon ange à droite qui reste éveillée mais calme.

Toutes les ondes positives seront les bienvenues 🙂